Contrepoint! les russes envahissent le Louvre

Le musée du Louvre présente jusqu’à la fin du mois de janvier une quinzaine d’artistes russes representant différents courants et diverses générations.

Difficile de présenter les enfants du constructivisme et du suprématisme, au milieu des maîtres de la peinture europénne. Le Louvre a donc opté pour une présentation dans les espaces du Louvre médiéval.

Igor Makarevich et Elena Elagina, Les forces irrationnelles de l'inconnu, 2010

Vadim Zakharov, the end, confesison d'un artiste conteporain. Vidéo de 2010 créée pour l'exposition. Zaharov lit notamment le journal d'un officer français sur le front russe en 1812

Un choix intéressant qui offre un écrin original aux oeuvres placées devant les fondations de l’ancien chateau. On a pourtant toutjours cette impression de se trouver dans la réserve du musée, comme si le Louvre n’assumait que partiellement son choix de faire rentrer la création contemporaine dans ses murs. D’ailleurs le jour où nous y sommes allé, peu de personnes s’étaient frayées un chemin jusqu’au sous sol du musée.

Igor Makarevich et Elena Elagina, Iron mushroom, 2009

Valery Koshlyakov, Le louvre, 2010, huile sur carton

Les oeuvres présentées sont intéréssantes, mais elles représentent un choix parfois difficile à saisir. On note cependant un lien avec la tradition des avants gardes du début du XXe. On se dit parfois que les russes n’ont toujours pas fini de questionner leurs passés historiques et artistiques.

Komar et Melamid, 1995, La peinture russe la plus désirable et la moins désirable. En ce basant sur un questionnaire, les artistes élaborent deux toiles représentant la peinture idéale russe (scène religieuse dans les tons bleu) et la toile la plus détestable (celle qui évoque le suprématisme)

A défaut d’un choc esthétique,, c’est ce dialogue avec l’histoire qui rend l’exposition « Contrepoint » intéressante. On regrettera cependant le faible nombre d’oeuvres et le manque d’audace danc le choix de certains artistes.

Pavel pepperstein, Flag of mordor, 1999

« Contrepoint »

jusqu’au 31 janvier 2011

Au musée du Louvre

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