Yumi Karasumaru à la Galerie Houg

La galerie Olivier Houg présente la première exposition personnelle consacrée à l’artiste japonaise  Yumi Karasumaru.

A voir les œuvres de cette artiste peintre performeuse, on s’imagine avoir affaire à une jeune excentrique issue du quartier de Shibuya, ce quartier de Tokyo réputé pour être le rendez-vous d’une jeunesse en quête d’identité. Un quartier qui mêle les influences et les contraires, tout comme les oeuvres de Karasumaru.

Yumi Karasumaru Tokyo Landscape N°15

Tokyo Landscape N°15

En fait Yumi n’est plus vraiment une adolescente, et si elle est née à Osaka, elle vit et travaille à Bologne. Malgré son éloignement, son travail est intimement lié à son pays et à ses visages. L’exposition « Tokyo stories vol. 3 » en est la parfaite illustration, avec la présentation d’une quarantaine de toiles issues des séries « Tokyo Landscape » et « Teenager ».

Yumi Karasumaru Maide

Yumi Karasumaru, Maide

De la photo à la peinture

Son travail débute par des séries de photos qu’elle réalise lors de ses voyages au Japon. Les clichés sont ensuite projetés sur la toile où elle fait ressortir les contours des zones d’ombres et de lumière en les traçant très finement à l’encre.

Yumi Karasumaru, alla scuola arancia

Yumi Karasumaru, alla scuola arancia

Ces images compartimentées sont ensuite remplies par des couleurs vives qui animent ces « clichés dessinés ». Mais Yumi Karasumaru ne s’arrête pas là, puisqu’elle donne une dimension supplémentaire à ses œuvres en dessinant de minuscules scénettes  qui apparaissent à mesure que l’on se rapproche.

Yumi Karasumaru, Gray copple

Yumi Karasumaru, Gray copple

Une lecture à plusieurs niveaux

Visuellement, les œuvres sont très impressionnantes. Dans la série « Teenagers » on est aspiré par les regards de ces lolitas qui toisent l’objectif avec  fierté et innocence. Le regard décrypte peu à peu l’image et l’environnement urbain lié à la jeunesse japonaise, puis il s’arrête sur un détail, un accident dans la lecture de l’image. Il s’agit d’un petit personnage qui semble évoluer sur la toile comme si elle était dans une autre dimension. Une dimension où Hello Kitty prendrait le thé avec un ourson confortablement installée dans la chevelure hirsute d’une lolita.

Yumi Karasumaru, ageha N°17

Yumi Karasumaru, ageha N°17

C’est un effet saisissant de naviguer entre ces différents niveaux de lecture. On se prend à constamment « zoomer » et « dé zoomer »  pour saisir les innombrables détails qui habitent les toiles de Yumi Karasumaru. 

« Tokyo Storis Vol. 3″

à la Galerie Houg

jusqu’au 5 mars 2011

Le site de l’artiste cliquez ici

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Une réaction sur “Yumi Karasumaru à la Galerie Houg”

  1. Josy dit :

    Le carton d’invitation un peu triste et peu évocateur … l’éloignement de cette galerie … ne m’avait guère encouragée à pousser la porte de la galerie Houg.

    Après la lecture de cette article, je regrette déjà de ne pas y être allée en courant …

    Merci Artfizz !

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