Les jeunes premiers de la galerie Caroline Vachet

La galerie Caroline Vachet présente la première exposition personnelle de Baptiste Fompeyrine centrée sur ces peintures dessins et gravures.

Baptiste Fompeyrine a beau avoir vu le jour il y a à peine une vingtaine d’années, on sent une sorte d’urgence de  créer, une frénésie à transposer ses inquiétudes sur le papier. Cette fougue se retrouve dans son utilisation de médiums très différents, car Bapstiste Fompeyrine est à la fois photographe, peintre, dessinateur, graveur. Une polyvalence, qui le pousse, pour l’instant à ne privilégier aucune technique.

Baptiste fompeyrine caroline vachet

 

Certains ont pu le décourvrir il y a deux ans lors d’une exposition à la fondation Bullukian à Lyon. Aujourd’hui, il est seul en scène, et il confirme un talent et un regard incontestable.

La galerie Caroline Vachet  présente une sélection d’oeuvres très différentes. On remarquera notamment les huiles sur toiles avec leur touche violente et leurs couleurs acidulées. 

Baptiste fompeyrine caroline vachet 

Les gravures, toutes en finesse, présentent des visages graves presque fantomatiques. Dans la gravure intitulée le pieuvre, la réunion des 9 personnages autour du céphalopode, évoquent les mangeurs de ricotta de Vincenzo Campi.

Baptistes Fompeyrine, Caroline Vachet

Baptistes Fompeyrine, la pieuvre, eau forte pointe sèche, épreuve 4e état

Les_mangeurs_de_ricotta vincenzo campi

Vincenzo Campi, Les mangeurs de Ricotta, huile sur toile, XVIe siècle

Preuve d’une certaine influence classique, on retrouve le thème de la fuite en Egypte sous la forme d’une gravure  représentant un paysage mi urbain mi sauvage où évolue un personnage solitaire. 

Baptiste Fompeyrine caroline Vachet

La fuite en Egypte, eau forte

L’exposition est complétée par la première présentation des oeuvres d’un autre jeune artiste mexicain, Dado Lopez Perez, qui présente toute une série de dessins portraits aux couleurs vives et aux regards persants.

dado lopez perez caroline vachet

Dado Lopez Perez dessins

Adepte lui aussi des techniques mixtes, son travail le plus intéressant est constitué par des polaroids qu’il retravaille en cousant des fils de couleurs qui font sortir l’image du support. Une sorte de 3D artisanale qui fait écho à la formation d’architecte de Dado Lopez et à sa passion pour le monde de la mode.

Dado Lopez Perez

Les polaroids textiles de Dado Lopez Perez

Une exposition qui met en avant de jeunes artistes dont les propos, bien que différents, formulent les mêmes belles promesses.

Galerie Caroline Vachet

Jusqu’au 5 mars

Du mardi au samedi de 14h à 19h

Mots-clefs :

Réagissez