Marko Velk à la Galerie Pallade

Jusqu’au 26 mars, la galerie Pallade présente les dessins de Marko Velk qui superposent les références à un romatisme noir qui renvoient à d’inquiètantes rêveries.

Marko Velk est né en Yougoslavie il y a un peu plus de quarante ans. Il expose depuis aux quatre coins du monde, de Belgrade à Mexico en passant par New York et aujourd’hui Lyon. C’est sans doute chargé d’une multitude de références, qu’il a élaboré les dessins présentés par la galerie Pallade sur les pentes de Croix-Rousse.

Marko Velk

Bonjour Monsieur, 125cm x 125cm

Pour cette exposition, il a choisi d’utiliser uniquement la technique du fusain sur papier, comme support de sa narration. Car Velk nous raconte des histoires ou plutôt des songes. Des rêves aux contrours inquiétants, comme dans « Lovely rita« , où le visage d’une jeune fille semble happé par les crocs d’un rongeur menaçant, tout droit sorti d’un conte de Grimm.

Marko Velk lovely rita

Lovely Rita, 125cm X 125cm

L’aspect noir et blanc des dessins, crée une atmosphère inquiétante, d’où les symboles surgissent du papier. La plupart du temps on retrouve l’image d’une femme menacée par une forme sombre. De temps en temps viennent s’ajouter des représentations culturelles. Dans « tension« , c’est une voiture de police, dans la tradition du film hollywoodien, dans « hors champ » c’est le cockpit d’un avion de chasse qui vient perturber la composition.

Marko Velk Haute tension

Haute tension, 125cm X 125cm

Si la plupart des oeuvres portent un titre, il ne faut pas trop d’y conformer, car ils sont plus déterminés dans un but d’identification, que comme une composante de l’oeuvre. Ceci dit, le titre « flash back » qui revient à de nombreuses reprises, semble pertinent pour ces dessins qui jouent sur les transparences et les symboles. Un peu comme dans un souvenir, où les éléments surgissent aléatoirement avant de former une image cohérente.

Marko Velk

Flashback XV, 62cm x 56cm

Un travail sur le rêve et l’imaginaire, avec en point d’orgue l’oeuvre intitulée « Ophelia » du nom de l’héroine shakespearienne. Il reprend pour cela le motif d’une toile du peintre préraphaléite John Everett Millais. Une oeuvre absolument sublime, représentant une jeune femme plongée dans le noir terrible d’un ruisseau.

Marko Velk Ophelia

Ophelia, 180cm x 200cm

John_Everett_Millais

John Everett Millais, Ophelia, 1851-1852

Une oeuvre si puissante que l’on reste de nombreuses minutes, fasciné par ce moment chargé du romantisme le plus noir et le plus poignant.

Marko Velk « Dessins »

A la galerie Pallade

Du mercredi au samedi de 15h à 19h

Jusqu’au 26 mars.

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