Elizabeth Peyton à la Galerie Gagosian

Larry Gagosian a maintenant un pied à terre à Paris rue de Ponthieu. Jusqu’au 23 juillet on peut y admirer les peintures d’Élizabeth Peyton qui dresse les portraits de son entourage.Par JCA

Elizabeth Peyton expose pour la première fois à Paris. Rien de tel que l’écrin somptueux de la Galerie Gagosian installée rue de Ponthieu à 50 mètres de Chrisitie’s. Un quartier qui devient un véritable point névralgique du marché de l’art avec des maisons de ventes (Artcurial, Christie’s) et des galeries (Guy Pieters, Gagosian).

elisabeth peyton

Le communiqué, fait référence à Manet, avec une citation du maître du réalisme « Un peintre peut tout dire avec des fruits, des fleurs, ou même des nuages. » Ou comment créer un univers, une intimité avec le spectateur avec des objets. Ici point de natures mortes, mais des portraits d’hommes et de femmes que nous connaissons ou que nous croyons connaître.

elizabeth peyton

ELIZABETH PEYTON Isa (Isa Genzken 1980), 2010 Oil on panel, 14 x 11 inches, (35.6 x 27.9 cm)

L’artiste mêle des portraits d’artistes (Camille Claudel, Isa Genzken) et des portraits d’amis proches. Pour cela elle, travaille à partir de photographies prise lors d’instants d’intimité. Et on doit bien admettre que le regard de ces inconnus nous touche par leur sensualité. On sent que l’artiste célèbre ces personnes avec délicatesse et attention.

ELIZABETH PEYTON

ELIZABETH PEYTON Nate (Nate Lowman, NYC, 2011), 2011 Oil on board, 14 x 11 inches, (35.6 x 27.9cm)

elizabeth peyton

ELIZABETH PEYTON Ludwig and Malvina Carolsfeld Von Schnoorman; Tristan and Isolde, 2011 Oil on board, 12 x 9 inches, (30.5 x 22.9cm)

Elisabeth Peyton s’inscrit dans la longue lignée des portraitistes de Van Dyck à Manet. Toutes proportions gardées, on y retrouve aussi la subtilité psychologique d’un Lautrec lorsqu’il croquait son environnement avec tendresse.

ELIZABETH PEYTON

elizabeth peyton

La dimension classique de sa peinture, tranche avec l’aspect quasi clinique de l’endroit. Sur les cimaises, les toiles ont l’air un peu perdu dans cette immensité immaculée, surtout que les toiles sont de petites dimensions. On est alors obligé de s’approcher au plus près pour plonger dans le regard des modèles. Une mise en scène qui n’est sans doute pas étrangère aux sentiments éprouvés.

Elizabeth Peyton

A la Galerie Gagosian

jusqu’au 23 juillet

Du mardi au samedi de 11h à 19h

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