Biennale de Lyon : Fondation Bullukian

Dernière étape de la biennale d’art contemporain de Lyon, la Fondation Bullukian organise un dialogue entre des artistes qui travaillent sur le thème de l’utopiePar JCA

La fondation créée par Léa et Napoléon Bullukian en 1986 est devenue un lieu incontournable de la Biennale d’art contemporain de Lyon.

Richard Buckminster

Richard Buckminster

Pour cette édition 2011, elle accueille les travaux de plusieurs artistes qui dialoguent notamment  autour des travaux de Richard Buckminster Fuller. Ce grand penseur américain était à la fois architecte, designer, chercheur et artiste. L’utopie est au cœur de son travail architectural, notamment avec ce qu’il appelait les « dômes Géodésiques ».

Richard Buckminster

Les dômes installés dans le jardin

Richard Buckminster

Dôme Géodésique de Richard Buckminster

Ces structures, dont la forme lui a été dicté par son observation de la nature, concrétisaient  ses réflexions quand à l’utilisation de nouvelles formes d’énergie, qui vont de pair avec une nouvelle forme de vie sociale. Son but est d’offrir une nouvelle manière d’appréhender l’espace et de fournir des ressources énergétiques au plus grand monde. Ce n’est pas pour rien que ses travaux ont trouver un écho au sein des communautés alternatives des années 70.

« Faire la révolution à partir du design et de l’invention est la seule révolution tolérable pour tous les hommes, toutes les sociétés et tous les systèmes politiques »

C’est une véritable pensée politique qui jaillit des documents réunis par la Fondation Bullukian. Dans les jardins, deux dômes donnent une illustration concrète des aspirations humanistes de Buckminster.

Yona Friedman

Yona Friedman

En face, Yona Friedman, artiste hongrois,  présente son architecture « mobile », qui prend en compte l’aspect social et plastique. D’où une place centrale accordée au spectateur. La structure devient alors un support. On trouve trois vidéos qui abordent les grandes questions sociales de manière poétique.

Nicolas Paris

Nicolas Paris

Troisième intervenant, Nicolas Paris, qui est colombien, a conçu un espace où il reprend, en les détournant, les formes utilisées par Friedman et Fuller. « Utopia in waiting« , est ainsi une méthode de réinterprétation, qui produit des dessins, schémas et maquettes tout en laissant la part au hasard et à la spontanéité. Une autre manière de concevoir l’utopie.

Nicolas Paris

Nicolas Paris

Cette dernière étape, met en avant des œuvres qui nécessitent de prendre le temps de saisir la pensée de chaque artiste. Sans doute l’étape la moins « accessible » de la biennale, mais qui vous récompensera par une réflexion sur l’humanité qui fait du bien par les temps qui courent.

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Jusqu’au 31 décembre

Adresse

26 Place Bellecour 69002 Lyon

En semaine
Du mardi au vendredi de 11h à 18h

Le week-end
Samedi et dimanche de 11h à 19h
Fermeture hebdomadaire le lundi

Horaires exceptionnels pendant la Fête des Lumières
jeudi 8, vendredi 9 décembre de 10h à 18h,
samedi 10 et dimanche 11 décembre de 10h à 19h.

Plein tarif : 12 €

Entrée + visite commentée : à partir de 13 €

Entrée + Audioguide : à partir de 12 €

Le billet d’entrée donne accès une fois à tous les lieux.
Il est valable pendant toute la durée de la Biennale.

Tarif réduit : 6 €

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