L’Etat gestionnaire de la collection Wildenstein

Le 13 décembre dernier, le service des Domaines, dépendant du ministère des Budget, s’est vu attribuer la curatelle de la succession de Sylvia Roth, veuve du marchand d’art Daniel Wildenstein - Par JCA

Le célèbre marchand d’art est décédé en 2001, se trouvait à la tête d’une fortune estimée à près de 4 milliards d’euros, dont une grande partie est constituée par des chef d’œuvres de l’art moderne. Depuis cette date, c’est sa veuve, Sylvia Roth, qui s’occupait de la gestion de la collection.

Sylvia Roth disparut l’an dernier, avait notamment entamé des poursuites judiciaires à l’encontre de son beau-fils, Guy Wildenstein. Elle lui reprochait d’avoir dissimulé, au FISC et aux autres héritiers, une large part de l’immense fortune de son père, grâce à de complexes montages financiers. Une procédure qui a abouti en juillet dernier à sa mise en examen pour recel d’abus de confiance dans le cadre de cette succession. Il est également visé par une plainte pour recel d’un tableau de Claude Monet.

Guy Wildenstein

La sœur de Sylvia Roth, Tamara Roth Cohn Eskenazi, désignée comme légataire universelle a alors renoncé à ce legs. Le tribunal de Grande Instance de Paris a déclaré en novembre 2011 la vacance de la succession, avant de se prononcer il y a quelques jours sur la gestion de cette succession, désormais confiée à l’État. Il reviendra donc au Service des Domaines de prendre « possession des biens et valeurs détenus par les tiers avant de poursuivre le recouvrement des sommes dues à la succession« , conformément aux dispositions du code civil.

L’avocate de Sylvia Roth a indiqué à l’AFP que « le Service des Domaines aurait désormais le pouvoir de reprendre pour le compte des créanciers de la succession de Sylvia Roth l’ensemble des procédures engagées par elle dans le cadre de la succession de Daniel Wildenstein ». Ce qui signifie que toutes les procédures à l’encontre de Guy Wildenstein ne seront pas perturbées par le changement de statut juridique.

Avec AMA et AFP

Mots-clefs :,

Réagissez