Emilien Adage électrise la Galerie Roger TATOR

Dans « En attendant le dépannage », Emilien Adage, bricole, assemble détruit et expérimente divers montages électriques, entre science et poésiePar JCA

L’exposition a été élaborée au cours de la fête des lumières, pour laquelle la Galerie Roger Tator avait imaginé un parcours lumineux intitulé « Miniflux« , balisé par différentes œuvres d’artistes, dont Emilien Adage.

A cette occasion, Emilien Adage a réalisé chaque soir de la fête des lumières, une performance unique de quelques secondes en proposant un feu d’artifice à base de LED.

Emilien Adage

Si il expérimente l’électricité, c’est notamment pour son coté immatériel et parfois aléatoire. Sans aucune formation, ni aucun diplôme technique, il débute sa réflexion sur le papier, cherchant un montage inédit, quelque chose qui pourrait fonctionner ou non. Chaque croquis n’est pas réalisé, car certains comportent en eux même leur inutilité (comme cette double prise mâle).

Emilien Adage

D’autres schémas sont réalisés dans un atelier sous l’œil vigilant de la caméra qui enregistre l’expérience et son résultat souvent explosif. Cet archivage est effectué dans l’optique de réaliser un véritable guide de bricolage destiné au public.

Cet empirisme électrique, pose aussi la question de la représentation et de la perception d’un phénomène physique, invisible par définition. C’est dans cette idée, que l’ampoule réagissant au courant, permet de l’appréhender sous forme de lumière, jusqu’au point de rupture du filament

Emilien Adage

Il y a aussi de l’utopie avec la sculpture « Batterie domestique« , composée d’un bloc de 154 piles LR6 de 1,5 volts rassemblées et connectées à une prise électrique femelle,  qui est une tentative hybride de produire un courant individuel portatif.

Emilien Adage

Le titre « En attendant le dépannage«   s’entreprend alors de manière différente. Faut-il voir dans le travail d’Emilien Adage une critique de nos sociétés où l’expérience se doit d’être fonctionnelle ou bien un art poétique qui se confronte à la réalité des éléments? La réponse se trouve sans doute entre les deux, à vous d’expérimenter…

« En attendant le dépannage » :

Jusqu’au 17 février 2012

Galerie Roger Tator

36 rue d’Anvers

69007 LYON

 

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