La peinture épidermique de Jenny Saville s’expose au Modern Art Oxford

Du 23 juin au 16 septembre 2012 se tient la première exposition personnelle de Jenny Saville, regroupant des œuvres des années 90 à ses dernières réalisations, achevées pour certaines la veille du vernissage. Retour sur la genèse d’une œuvre sensible et dérangeante. - Par Clarisse

Réflexion sur l’anatomie bouleversante de ces corps en expansion. Les couches de peintures comme les couches de peau se superposent sur la toile pour y faire naître des êtres à la chair débordante, pétris de leurs conditions sociales, tuméfiés de leurs questionnements, marqués de leurs choix et à qui, souvent, elle prête son propre visage.

Jenny Saville 2012

Jenny Saville, Reproduction Drawing IV, fusain sur papier, 2012

C’est encore le cas pour son travail le plus récent qui prend pourtant un cheminement différent. Ses dernières œuvres – une série de dessins – s’inspirent de tableaux de la Renaissance présentant des mères à l’enfant (on peut reconnaître La Vierge, l’enfant Jésus et Sainte Anne de Léonard de Vinci, par exemple).

Jenny Saville

Red Stare Head I 2007-2011, huile sur toile, 270 x 220 cm. Collection Gina et Stuart Peterson. Image courtesy Gagosian Gallery

 

Elle retravaille les positions des personnages et ajoute de nouveaux modèles jusqu’à donner l’impression d’un ensemble en mouvement né des repentirs. Les corps sont à présent maternant et mêlent leurs lignes d’ébauches et de vies dans un palpitant voyage artistique.

Modern Art Oxford:

Téléphone: +44 1865 722733

Du mardi au dimanche

- 10h à 17h mardi mercrediet dimanche

- 10h à 19h jeudi vendredi samedi

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