Jérémy Gobé « Monuments aux mains »

Lauréat du premier prix de la Fondation Bullukian, Jérémy Gobé propose un travail basé sur la transmission de la mémoire, avec une sensibilité à fleur de peauPar JCA

En 2011 Jeremy Gobé se voyait remettre le premier prix de la Fondation Bullkian (Voir notre article ici). A la clé une résidence  et une dotation qui se traduisent aujourd’hui par cette exposition personnelle qui revient sur les rencontres faites par l’artiste au cours de cette année.

Jérémy Gobé

Porte trouvée, Jérémy Gobé

Jeremy Gobé a ainsi partagé des moments précieux avec les salariés d’une usine textile, les habitants de Lyon ou encore avec une artiste avec qui il a composé à quatre mains. Le lien entre ces rencontres : la fibre textile, celle qui relie les gens entre eux.

Jérémy Gobé

Chute de feutre issu d'une usine, Jérémy Gobé

Au cours de sa résidence il a récupéré des meubles et des objets qu’il a habillé avec le tissu provenant d’une usine des Vosges récemment fermée. Les salariés, témoins d’un passé récent l’ont assisté grâce à leurs souvenirs. Ces objets, une fois habillés de tissu prennent un aspect vivant. L’objet réunit les deux mémoires en un seul artefact, hommage à un passé douloureux.

 

« Ma démarche vise a retrouver l’énergie qui a un jour habité ces objets« 

 

Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir sa rencontre avec une autre artiste Simone Pheuplin. Née en 1941 son travail offre un pendant troublant avec les préoccupations de Jérémy Gobé. Le dialogue est illustré par une œuvre inachevée, offerte à Jérémy Gobé pour qu’il la termine en apportant sa propre sensibilité. Une composition à quatre mains où les fibres s’entremêlent. Offrir la possibilité à un autre artiste de terminer son propre travail démontre le lien très fort qui existe entre les deux artistes.

Jérémy Gobé

Jérémy Gobé

L’expérience menée avec les habitants de Lyon est aussi basée sur le textile. L’idée était de demander à chacun de donner des vêtements qui avaient marqué la vie de chacun, afin de les recouvrir de fibre et ainsi les « reformer » en une sculpture unique et définitive.

Jérémy Gobé

La mémoire des vêtements, Jérémy Gobé

Tout le propos de l’exposition est centré autour de ce lien qui unit le passé et le présent. Un lien de mémoire et de reconnaissance qui donne naissance à une histoire. Une histoire qui nous tient à cœur et que l’on porte à fleur de peau.

 

A lire également : Jérémy Gobé prix Bullukian 2011

 

« Monument aux mains »

Fondation Bullukian

Du 1er décembre au 16 février 2013

Du mardi au samedi de 12h à 19h

 

 

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