Les témoignages de Rajak Ohanian

L’exposition de Rajak Ohanian à la Galerie Artaé est l’occasion de redécouvrir le travail de ce photographe humaniste qui a traversé la vie des peuples et des grands artistes du XXePar JCA

La prolongation de cette exposition est une aubaine pour commencer l’année 2013, en nous permettant de nous replonger en photos dans l’histoire du XXe siècle. L’occasion de se retourner sur l’œuvre d’un grand photographe du XXe siècle.

Rajak Ohanian

Le rez de chaussée est consacré aux travaux les plus récents « Alep 1915 Témoignages… ». En 2006 Rajak Ohanian s’est rendu à Alep sur les traces de son père qui avait grandi dans un des orphelinats de la ville. Une quête qui le mènera dans les ruelles dont les pierres témoignent d’un passé douloureux et qui renvoient directement au terrible présent de la population syrienne. En surimpression, des lignes de textes viennent brouiller la vue. Issue de texte d’auteurs humanistes ou au contraire de figures historiques impliqués dans le génocide arménien, ces phrases viennent brouiller notre perception et interroger notre interprétation.

Rajak Ohanian

A l’étage on retrouve des extraits des travaux plus anciens du photographe. Des portraits d’artistes majeurs du XXe, du trompettiste Don Cherry ou d’Orson Welles démontrent toute l’acuité de l’objectif qui capte avec amour la lumière de leurs regards.

Rajak Ohanian

L’amour qui est aussi présent lorsque à l’orée des année 60 il nous montre les visages de ces gens du voyage avec qui il partage un bout de route.

Rajak Ohanian

On notera aussi les séries plus graphiques, comme celle de Chicago, qui mettent en scène l’effervescence de la ville et de ses habitants à travers un cadrage et un point de vue rigoureux.

 

Rajak Ohanian

Alep 1915… Témoignages

Jusqu’au 12 janvier 2013

A La Galerie Artaé

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