Christie’s à la conquête de la Chine

Un pas de plus a été franchi dans l’ouverture du marché chinois aux grandes sociétés de ventes aux enchères. Si Sotheby’s  doit sa présence à son partenariat avec  la société chinoise GeHua, Christie’s vient d’annoncer qu’elle s’y installerait sous son nom propre - Par JCA

Pour les grandes sociétés de ventes aux enchères la conquête de nouveaux marchés est indispensable. Depuis les années 90 la Chine est sans doute le pays qui attise le plus de convoitises. Aujourd’hui la Chine, demain l’Inde, cette stratégie est au cœur de la concurrence entre les deux leaders mondiaux Christie’s et Sotheby’s.

Le premier a dégainer, a été Sotheby’s en 1994, en ouvrant un bureau de représentation. Pourtant l’implantation des  maisons de ventes s’est avéré moins simple que prévu. Le gouvernement chinois empêchant jusqu’ici l’organisation de ventes directes par les société étrangères. La solution? S’associer à une société chinoise. C’est la stratégie qui a été adoptée par Sotheby’s jusqu’ici grâce au partenariat avec GeHua. Ce partenariat permet en plus de surmonter les règles protectionnistes sur les taxes d’importation et d’exportation.

Christies

Aujourd’hui Christie’s annonce se lancer seule à la conquête de l’empire du milieu. Pour Pour Steven Murphy, président de Christie’s monde, cette approche s’explique par la volonté de fourni un service globalisé aux clients : « C’était le bon moment, le paysage évolue vite. Nous pourrons ainsi offrir aux collectionneurs un accès direct à l’ensemble de notre réseau et de nos experts, et un calendrier de ventes complet comme nous le faisons à New York, Londres ou Paris ».

Christie’s devra aussi se méfier des taux d’impayés qui caractérisent les ventes en Chine. 45% seulement des adjudication auraient été honorées en 2012. Un problème que Steven Murphy compte bien limiter « Nous prendrons les précautions nécessaires, imposerons un dépôt sur les œuvres d’une certaine valeur si besoin. Nos règles seront celles en vigueur dans le monde entier »

Pourtant la situation économique rend les choses plus complexes. En témoigne le repli de 7% du marché chinois l’année dernière, pour un chiffres d’affaires de 45 milliards d’euros (selon le rapport d’Artprice Tetaf 2013). Ce qui n’empêche pas la Chine de rester la première place mondiale pour la vente de « Fine Art » devant les Etats-Unis.

Source : Les échos

 

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